ÉPJCPQ

L’étude sur les perceptions à l’égard des journalistes et chroniqueurs politiques québécois est en ce moment en cours. Les billets résumant les résultats peuvent être consultés sur le blogue. Pour plus de détails sur les données du sondage, voir plus bas à la section «Méthodologie et données».

Billets publiés

L’accord avec les journalistes et chroniqueurs politiques québécois

La perception de biais chez les journalistes et chroniqueurs

Pour qui votent-ils au provincial?

Pour qui votent-ils au fédéral?

Voteraient-ils OUI ou NON?

Méthodologie et données

Les données de l’étude PJCPQ ont été collectées du 9 au 18 octobre 2015 durant la campagne électorale fédérale. 1561 personnes ont répondu à l’étude et elles ont été invitées à le faire via les médias sociaux. L’échantillon n’est pas représentatif de l’ensemble de la population québécoise, il visait plutôt à étudier les «mordus de politique», c’est-à-dire les personnes très intéressées à la politique qui suivent assidûment l’actualité politique. Puisqu’aucune étude n’a été menée au Québec sur les mordus de politique, il est impossible de savoir ce qu’un échantillon probabiliste de cette population plus spécifique donnerait. Donc, il n’est pas possible de comparer les données de l’étude avec d’autres données étudiant plus spécifiquement les mordus de politique.

Ceci étant, en comparant aux derniers résultats de l’élection fédérale, l’échantillon surreprésente les électeurs conservateurs. Dans l’échantillon, les intentions de vote fédérales des répondants sont à 29,6% pour le parti conservateur, 21,8% pour le Bloc québécois, 18,8% pour le NPD et 15,5% pour le PLC. Au provincial, les intentions de vote se rapprochent un peu plus de celles observées dans la population avec 28,3% pour le PQ, 27% pour le PLQ, 11,9% pour QS et 11,7% pour la CAQ. Quant aux intentions de vote référendaires, elles sont de 53,4% pour le NON et 39% pour le OUI. L’échantillon est également beaucoup plus éduqué que la population en général, mais cela est normal si l’on considère que nous nous intéressons ici aux mordus de politique.

Étant donné les caractéristiques de l’échantillon, il faut interpréter les résultats de l’étude avec précaution. Il est très peu probable qu’un pourcentage spécifique (disons le pourcentage de personnes se disant en accord avec les analyses d’un journaliste donné) soit le même dans l’ensemble de la population québécoise. Il est aussi impossible de savoir si un tel pourcentage serait similaire dans la population plus restreinte des mordus de politique. En ce sens, il n’est pas possible d’affirmer que tel ou tel pourcentage de la population (ou des mordus de politique) pense ceci ou cela. Par contre, ces données permettent de faire des choses qui sont, au final, bien plus intéressantes.

L’intérêt des données est de comparer les réponses de différents groupes d’électeurs. Les données permettent ainsi d’observer des différences entre, par exemple, les perceptions des électeurs du PQ et ceux du PLQ. Ce sont ces différences entre groupes d’électeurs qui doivent être le centre d’intérêt, pas une statistique prise isolément. Un échantillon représentatif est généralement souhaitable, mais cela n’est pas toujours possible et, suivant ce que l’on souhaite savoir, ce n’est pas toujours nécessaire.

Si certains affirment que l’on peut faire dire n’importe quoi aux chiffres, je suis plutôt d’avis que l’on peut dire n’importe quoi avec des chiffres. Ce qui est complètement différent. Si vous avez un article ou un rapport à écrire à propos de cette étude, portez donc une attention particulière à ce que j’ai écrit dans les billets. Il y a des raisons pour lesquelles j’affirme certaines choses et pas d’autres.

Si vous avez des questions sur les données ou sur l’étude, n’hésitez pas à communiquer avec moi en utilisant l’onglet Contact.